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Appel
à parrainage: Une mission d’Amitié Franco-Touareg s'est rendue à Echag en janvier 2006. En réponse à la situation de précarité des zones pastorales de la région d'Agadez (Niger) et de Gao (Mali) suite aux récentes sécheresses de 2005 PARRAINAGE DES FAMILLES PASTORALES SANS RESSOURCES POUR LA
RECONSTITUTION D’UN TROUPEAU DE BASE
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Rapport de l'ADDS (Niger) - 13 décembre 2005 Depuis
le mois de mars où l’appel d’urgence a été lancé jusqu’au 10
octobre 2005, l’ADDS a reçu la
somme de vingt neuf millions six cent cinquante neuf mille sept cent
quatre vingt douze (29 659
792 FCFA ) francs CFA. Il
faut rappeler que cet appel d’urgence fait suite à une grande sécheresse
qui perdure et s’aggrave dans toute la région d’Agadez, en dehors
de quelques poches dans le massif de l’Aïr et un peu au Nord de
Tchirozérine. Pour cette dernière zone, les nomades d’Ingall et ceux
de l’ouest d’Agadez s’y sont rabattus, créant une situation plus
complexe due à la saturation des points d’eau. Pour abreuver son
troupeau, il a fallut quitter très tôt le matin à cause de l’éloignement
du puits, le retour se faisant tard dans la nuit. Déjà
à partir du mois d’avril, la situation des pasteurs est devenue très
inquiétante en certains endroits : les bêtes étant faibles, leur
prix bas, et les produits de consommation courante (surtout le mil)
devenus chers. C’est dans ce contexte que les premières aides sont
arrivées. Nous
savons que cet appel d’urgence a été interprété diversement par
certains, qui doute même de la réalité des difficultés que vivent
ces populations, et plus
encore de la gestion qui a été faite et sera faite des fonds récoltés.
Sur le premier point, nous pensons que toute la mobilisation qui a été
faite autour de la famine au Niger n’est pas une fiction. Même si,
pour des raisons diverses, on n’a alors parlé que du sud du pays,
tout le monde sait maintenant que le nord est aussi gravement touché. Sur
le second point, nous disons simplement que nos partenaires ne sont pas
naïfs, et encore moins irresponsables (quelqu’un l’a dit quelque
part), et la preuve en est qu’ils viennent régulièrement pour
s’assurer de la bonne marche des projets qu’ils financent ici…. De
plus, il est trivial que la pauvreté ne se résorbe pas par
l’urgence, et il ne sert
à rien de fantasmer sur le développement durable quand les gens
meurent de faim ! Dans
la première phase de cette urgence, nous avons appuyé des Coopératives
déjà fonctionnelles d’éleveurs, et ensuite des regroupements par
zone dont nous avons suscité la création dans ce but, et enfin des
particuliers qui sont pauvres et qui ne relèvent pas des structures précédentes.
Ils ont tous été sensibilisés sur le fait que les fonds qui ont été
mis à leur disposition étaient destinés, à terme, à acheter des
vivres pour leur consommation et éventuellement
des aliments pour leur bétail. Ces fonds devaient être remboursés
en novembre au responsable désigné, et
permettre à ce moment-là d’acheter des vivres (parce qu’à cette période
le mil coûte moins cher au Sud), pour les stocker jusqu’à la
prochaine période de soudure qui va d’avril à juin. Nous
avons constaté effectivement que beaucoup de ces coopératives ont
remboursé depuis le mois d’octobre, et que des membres ont été désignés
pour acheter le mil au sud et le faire transporter par camion.
D’autres ont préféré procéder par la méthode traditionnelle,
c’est à dire en utilisant des ânes et des chameaux pour le
transport. Il y a le cas d’un groupe qui a plutôt investi cette somme
dans sa boutique coopérative… D’une façon ou d’une autre, le réflexe
de prévision a été enclenché. Dans
cette phase, cette aide a permis la
réfection du puits d’Inghighi, au Nord de Tchirozérine, qui s’est
effondré suite à une intense utilisation due à une grande
concentration d’éleveurs, comme nous le disons plus haut. La
diligence avec laquelle cette réfection a été faite, a beaucoup
soulagé ces populations. Nous
avons versé cinq cent mille francs CFA à la coopérative d’éleveurs
de Sidawat parce que, malheureusement encore cette année, dans la
commune d’Iférouane et dans tout le département d’Arlit la
situation pastorale est très mauvaise. Concernant
la reconstitution du cheptel, nous avons mis à contribution les
conseillers municipaux dans les différentes communes rurales pour nous
aider à désigner les plus nécessiteux, bien que nous soyons
conscients de la difficulté de faire ce choix à cause de l’énormité
des besoins et de l’insuffisance de moyens. Au
sud de la commune d’Ingall, à Iziligazane,
les éleveurs ont sollicité que leur soit clôturée une aire de pâturage
de 15 ha pour la protéger des animaux des éleveurs transhumants allant
ou revenant de la cure salée en septembre. Cette clôture a été faite
et nous avons constaté lors de notre passage, qu’ils ont cette année
un grand stock de fourrage pour la saison sèche. Cette
année, les pâturages sont excellents dans la zone Tadress-Est, moyens
dans la zone Agadez-Ouest et mauvais dans le département d’Arlit.
Nous allons poursuivre l’appui aux groupements féminins et la
reconstitution du cheptel dans les deux premières zones avec le
reliquat des fonds que nous avons. Par contre, dans la zone d’Arlit,
nous sollicitons encore nos partenaires pour appuyer ces éleveurs qui
sont déjà dans une situation préoccupante, et qui empirera à partir
du mois de mars. MONTANT
DE L’INTERVENTION (FCFA ) TOUAREGS / CROQ’NATURE / ATALANTE / CLUB
NOMADE
TOTAL : 29
659 792 FCFA Utilisation
sur les communes de : Aderbissinat, Tchirozérine, In Gall,
Gougouram, Iférouane crédit
aux éleveurs : 17
620 000 clôture
réserve Iziligazane :
1 052 000 réparation
puits Inghighi :
705 000 (puits + margelle) reconstitution
cheptel :
3 470 000 appui
aux coopératives :
1 700 000 poison
chacal :
500 000 suivi
ADDS :
526
000 TOTAL :
25 573 000 BILAN : Montant
reçu :
29 659 792 Montant
engagé :
25 573 000 RESTE :
4 086 792
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