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Le voyage est un moyen
privilégié de lien et de compréhension entre les peuples. Il doit
permettre l’épanouissement du voyageur et de l’accueillant sur les
plans personnels, culturels et économiques. Ses ressources doivent
profiter équitablement aux populations d’accueil et contribuer au
développement durable de leur territoire d’accueil. |
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D'autres
destinations, d'autres voyages
Association pour le Tourisme Équitable et Solidaire (ATES) http://www.tourismesolidaire.org/
L'UNAT (Union Nationale des Associations de Tourisme et de Plein-air), en collaboration avec LVT-VOYAGES SOLIDAIRES, a sélectionné ces associations sur la base d'une grille de critères éthique exigeants et vérifiables, analysant leur démarche et leur implication. Section tourisme de l'UNAT : www.tourismesolidaire.org Croq'Nature
est membre de la fédération L.V.T. et de la Plate-forme pour le
commerce équitable:
6% du prix de chaque voyage financent des projets à usage collectif (puits, écoles, centres de santé, centres de formation…) sous le contrôle de l’association d’aide au développement Amitié Franco Touareg.
Artisans
du monde:
(articles, rapports, images, etc.) |
Les principes du
tourisme équitable Par le développement
des voyages de masse et la promotion de produits « packages » vendus
tout compris, le voyageur est très souvent devenu un touriste :consommateur.
Cette « marchandisation » des voyages a généré de nombreux effets
négatifs. C’est ainsi notamment qu’un petit nombre de tours opérateurs
occidentaux très puissants imposent maintenant leurs règles, leurs prix, et
souvent leurs standards marketing aux pays d’accueil et aux prestataires de
services locaux, tout comme à leurs clients. D’une opportunité
d’établir des relations directes entre les hommes et les femmes de cultures
différentes pouvant contribuer à la construction d’un monde plus solidaire,
et celle de permettre à des populations et pays d’accueil de valoriser leur
culture et de contribuer durablement à leur développement, le tourisme tend à
devenir essentiellement un outils de profit pour quelques opérateurs privés.
Inéquitable, cette tendance renforce et banalise les relations dominants/dominés
en laissant peu de place à la prise en compte du respect de la diversité
culturelle et des équilibres sociaux et naturels souvent fragiles Face
à ce constat, l’objet principal des adhérents à la présente charte du
tourisme équitable est de travailler avec des communautés d’accueil, les
prestataires de services et les voyageurs pour préserver leur dignité et leur
autonomie dans une activité de rencontres et d’échanges, en maîtrisant le
sens et la valeur de leurs actes. Dans ce cadre, les opérateurs
du tourisme équitable travaillent en particulier avec des prestataires de
services locaux (du lieu du voyage), respectant les valeurs sociales et
culturelles de leur environnement, et opérant leur activité économique en
prenant en considération le mieux possible des critères de développement
durable (selon leur marge de manœuvres). Le tourisme équitable
vise en parallèle à promouvoir des comportements responsables pour les
voyageurs, notamment par une sensibilisation particulière à ses principes. Définition du
tourisme équitable Le tourisme équitable
est un ensemble d’activités et de services, proposé par des opérateurs
touristiques à des voyageurs responsables, et élaboré par les communautés
d’accueil, autochtones (ou tout au moins en grande partie avec elles). Ces
communautés participent de façon prépondérante à l’évolution de la définition
de ces activités (possibilité de les modifier, de les réorienter, de les arrêter). Elles participent aussi
à leur gestion continue de façon significative (en limitant au maximum les
intermédiaires n’adhérant pas à ces principes du tourisme équitable). Les bénéfices
sociaux, culturels et financiers de ces activités doivent être perçus en
grande partie localement, et équitablement partagés entre les membres de la
population autochtone. Les engagements des
acteurs du tourisme équitable Les différents acteurs
de cette filière du tourisme équitable et notamment les organismes qui
assurent la promotion et la vente des produits de cette filière, peuvent être
considérés comme des acteurs du tourisme équitable s’ils respectent au
moins les engagements suivants : 1/ Partenariat 1a/ Dans une approche
de tourisme solidaire, les communautés d’accueil, les prestataires de
services locaux et les organismes de promotion et de vente des séjours
travaillent en partenariat sur le long terme. Ils valorisent les apports spécifiques
de chacun en intégrant au mieux les coûts sociaux et environnementaux. 1b/ Ils partagent équitablement
entre eux les fruits de leurs activités menées en complémentarité. 2/
Contractualisation concertée 2a/ Toutes les parties
prenantes doivent être consultées sur les projets de développement
touristique (y compris les communautés résidentes non directement impliquées
dans la réalisation des activités touristiques se déroulant sur leur
territoire), et ceci préalablement à l’établissement de contrats de
prestations de services respectant au moins les droits sociaux fondamentaux
(convention de l’Organisation Internationale du Travail), et toute réglementation
locale d’usage plus protectrice pour les travailleurs. 2b/ L’établissement
des prix des prestations, et en particulier des rémunérations des
prestataires, fait l’objet d’un processus de négociation équitable, intégrant
notamment le respect d’une concurrence non déloyale envers les prestataires
locaux. De même, un acompte adapté, voire le règlement intégral en avance,
peut être versé au prestataire local si celui-ci ne dispose pas du fond de
roulement suffisant lui permettant de couvrir sereinement par lui-même les
frais liés à la prestation. 3/ Développement
local 3a/ Les activités
touristiques proposées localement doivent être pensées et gérées pour
contribuer directement au développement durable des communautés et territoires
d’accueil. 3b/ Les bénéfices tirés
de ces activités touristiques, en particulier ceux des organismes de promotion
et de vente, sont réinvestis majoritairement dans des actions de développement
local maîtrisées par les communautés d’accueil. 4/
Transparence 4a/ la transparence des
modes de décisions, des transactions financières et des comptes généraux
relatifs à toutes les activités est une caractéristique incontournable du
tourisme équitable. C’est cette transparence qui permet à toutes les parties
prenantes de participer effectivement aux débats, et qui valide l’équité
des différentes décisions. 4b/ cette transparence
inclut aussi une information de qualité des touristes préalablement à leur séjour.
Cette information porte à la fois sur une description réaliste du contenu des
prestations proposées (le marketing touristique basé sur la « vente
d’un rêve » au touriste doit être banni) et sur une sensibilisation à
la démarche particulière du tourisme équitable. 4c/ Enfin cette
transparence générale doit permettre le contrôle du respect des engagements
pour chaque acteur déclarant son activité équitable. Ce contrôle pouvant être
réalisé par toute personne ou organisme extérieur à l’organisation. 5/ Voyageurs
responsables 5a/ le voyageur qui
opte pour cette forme de tourisme est un consommateur responsable qui a pris
conscience que son attitude et ses actes sur place peuvent être pour les
populations d’accueil autant un facteur de développement qu’un élément déstabilisateur.
En conséquence, il s’engage à se garder de toute attitude et de toute
intervention qui pourrait bouleverser les équilibres sociaux, culturels et écologiques
des communautés d’accueil et viendraient contrecarrer leurs dynamiques de développement.
En particulier il s’interdit tout don et intervention directe sur le lieu qui
ne seraient pas placés sous le contrôle des responsables des communautés
d’accueil. |
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